Éditeur de logiciel pour cabinets médicaux · 2026

MediCab : rendre au médecin le temps que l'administratif lui prend

Comment nous avons construit, pour l'éditeur MediCab, un SaaS de gestion de cabinet médical où la consultation se dicte, l'ordonnance se vérifie toute seule et la carte d'assurance se lit en photo — avec les feuilles de soins CNSS, CNOPS et privée intégrées.

En bref
MediCab est un logiciel de gestion de cabinet médical destiné au marché marocain. Il réunit l'agenda et la prise de rendez-vous en ligne, le dossier patient, la téléconsultation vidéo, la facturation et les feuilles de soins CNSS, CNOPS et privée. Quatre usages de l'intelligence artificielle y sont en production : transcription vocale de la consultation, structuration automatique du compte rendu, aide à la prescription avec détection des interactions médicamenteuses, et lecture des cartes d'assurance par reconnaissance visuelle. L'interface existe en français et en arabe.
usages de l'IA en production
4 Transcription, compte rendu, ordonnance, cartes d'assurance
entités métier
32 Pour 49 migrations et 31 points d'entrée API
régimes de couverture
3 Feuilles de soins CNSS, CNOPS et assurance privée
langues d'interface
2 Français et arabe, sens d'écriture inversé compris

Contexte

MediCab édite un logiciel destiné aux cabinets médicaux marocains. Comme pour tout éditeur, notre client n’est pas l’utilisateur final : ce sont des médecins généralistes et spécialistes, souvent seuls ou à deux ou trois, avec une secrétaire et sans service informatique.

Cette population a une particularité qui commande toute la conception. Le médecin ne cherche pas un logiciel : il cherche à en avoir besoin le moins possible. Chaque minute passée devant un écran est une minute qui n’est pas passée avec un patient, et tout outil qui ajoute de la saisie sera abandonné, quelle que soit sa richesse fonctionnelle.

Le problème

Le temps administratif mange le temps médical. Un médecin passe une part significative de sa journée à des tâches qui ne relèvent pas du soin : noter la consultation, rédiger l’ordonnance, remplir les documents de remboursement, répondre au téléphone pour un rendez-vous. Aucune de ces tâches n’est supprimable ; toutes sont assistables.

Le compte rendu se rédige de mémoire. Écrire pendant la consultation coupe le lien avec le patient. Écrire après, c’est reconstituer — et le soir, sur dix consultations, la précision se perd. C’est pourtant ce compte rendu qui fera foi à la visite suivante, ou devant un confrère.

L’ordonnance n’a pas de filet. Rien ne signale au praticien qu’il vient d’associer deux molécules qui interagissent, ou de prescrire un médicament contre-indiqué par un traitement en cours. La vigilance repose entièrement sur la mémoire, à la fin d’une journée de trente patients.

Le remboursement se joue sur un formulaire. Au Maroc, la feuille de soins conditionne le remboursement du patient par la CNSS, la CNOPS ou son assurance privée. Elle se remplit à partir d’une carte d’assurance déchiffrée à l’œil : un chiffre mal recopié, et c’est le patient qui revient se plaindre.

Le téléphone sonne au mauvais moment. Il sonne pendant la consultation, parce que c’est le seul canal de prise de rendez-vous. La secrétaire interrompt, ou le patient renonce.

La solution

Dicter plutôt que saisir

Le praticien parle. L’audio est transcrit par Whisper, puis le texte brut est soumis à un second traitement qui le structure en champs exploitables : motif de consultation, examen clinique, diagnostic, traitement, prescription, suivi.

Le médecin passe ainsi de la rédaction à la relecture. C’est un changement de nature, pas de degré : corriger un compte rendu structuré prend une fraction du temps qu’il faut pour l’écrire, et se fait pendant que le souvenir est frais.

Le découpage en champs n’est pas cosmétique. C’est lui qui rend le dossier consultable — retrouver tous les patients d’un diagnostic donné, suivre l’évolution d’un motif — là où un bloc de texte libre reste inerte.

Une ordonnance qui se relit toute seule

À la rédaction, l’assistant propose des médicaments cohérents avec le diagnostic saisi. Surtout, il analyse la liste complète et signale interactions et contre-indications avant la validation.

La proposition n’est jamais appliquée seule : le praticien valide, modifie ou ignore. Sur un sujet où l’erreur se paie en effets indésirables, l’outil alerte et documente, il ne décide pas.

La carte d’assurance en photo

La carte du patient est photographiée depuis le poste. Une reconnaissance visuelle en extrait l’organisme, le numéro d’immatriculation et les informations d’ayant droit, qui pré-remplissent le dossier puis la feuille de soins — CNSS, CNOPS ou privée selon le régime.

Le traitement est encadré : l’image part vers l’API du fournisseur et nulle part ailleurs, sous un contrat qui exclut sa conservation, et seul le résultat structuré est stocké côté cabinet. Sur des données de santé, la trajectoire de la donnée compte autant que le résultat.

Rendre le rendez-vous au patient

Chaque cabinet dispose d’un mini-site de prise de rendez-vous en ligne, sur son propre nom de domaine s’il le souhaite, avec calcul des créneaux réellement disponibles à partir de l’agenda.

Un agent conversationnel WhatsApp complète le dispositif : le patient écrit comme il écrirait à un proche, l’agent comprend l’intention et pose le rendez-vous. Au Maroc, WhatsApp est le canal par défaut — s’y brancher évite de demander au patient d’installer quoi que ce soit.

S’y ajoutent les relances automatiques par SMS et WhatsApp, qui attaquent le premier poste de perte de revenu d’un cabinet : le rendez-vous non honoré.

Le reste du cabinet

Salle d’attente et suivi des arrivées, téléconsultation vidéo avec paiement, facturation, export comptable au format lisible par Excel, historique des consultations, documents et rappels patients, journal d’audit, double authentification, gestion des abonnements pour l’éditeur.

L’interface existe en français et en arabe, avec le sens d’écriture inversé — ce n’est pas une traduction ajoutée après coup mais une contrainte de mise en page prise en compte dès la conception.

Architecture

Décision Motif
Cloisonnement par cabinet au niveau des requêtes Un dossier médical qui fuit d’un cabinet à l’autre n’est pas un incident, c’est une faute
Transcription puis structuration en deux temps Un modèle transcrit, l’autre structure : chaque étape reste vérifiable isolément
L’IA propose, le praticien valide Aucune suggestion médicale n’est appliquée sans décision humaine explicite
Image d’assurance non conservée par le tiers La donnée de santé sort du cabinet le moins possible et le moins longtemps possible
Agent WhatsApp plutôt qu’application patient Le canal que le patient possède déjà, sans installation ni compte
Interface bilingue dès la conception Le sens d’écriture inversé ne se rattrape pas après coup

Résultats

La plateforme couvre 32 entités métier, 49 migrations et 31 points d’entrée API, avec quatre usages de l’intelligence artificielle en production.

Comme pour nos autres réalisations, les chiffres publiés ici sont ceux de la plateforme, vérifiables, et non des indicateurs commerciaux des cabinets clients. Nous préférons ce qui se démontre.

Le fil conducteur du projet reste le même d’un bout à l’autre : chaque fonctionnalité a été jugée à une seule aune — combien de minutes elle rend au médecin, et combien de saisie elle lui évite.

Avant / après

Indicateur Avant Après
Compte rendu de consultation Saisi le soir, de mémoire Dicté, transcrit, structuré
Ordonnance Recopiée à la main Assistée, interactions signalées
Carte d'assurance Déchiffrée à l'œil, chiffre par chiffre Photographiée et lue
Prise de rendez-vous Téléphone pendant la consultation Mini-site et agent WhatsApp
Feuille de soins Formulaire papier rempli à la main Pré-remplie depuis le dossier

Autres études de cas

Tableau de bord LGCD : occupation des biens, réservations à venir et revenus du mois

Éditeur de logiciel pour conciergeries · 2026

LGCD : un système d'exploitation pour les conciergeries marocaines

Comment nous avons construit, pour l'éditeur LGCD, le logiciel qui remplace les trois outils que les conciergeries marocaines juxtaposaient — annonces...

applications installables
5 applications installables
points d'entrée API
84 points d'entrée API
plateformes synchronisées
4 plateformes synchronisées

Votre projet mérite mieux qu'un devis générique

Dites-nous ce que vous voulez obtenir. Nous vous répondons avec une analyse, une fourchette et les questions que personne d'autre ne vous aura posées.

Réponse sous 4 heures ouvrées · Aucun engagement · Vos données restent chez nous